Huissier d’injustice

Nota : Le récit qui suit est intriqué avec : « Ursaff et ses larbins ». Pour la compréhension il est préférable de lire celui-ci en premier lieu.

Pendant que je me consacre à rétablir moi-même la justice puisque le TASS Tribunal des Affaires de Sécurité Sociale) n’en a pas été capable, dans le même temps, je dois me défendre des exactions du huissier R’Beth mandaté par l’Urssaf.

Nous avons déjà rencontré ce sombre personnage. Il est entré en scène avant l’épisode qui s’est terminé par le jugement odieux du juge Jourdan, président du Tass de Marseille. C’est l’huissier R’Beth qui avait frappé les trois coups de la tragédie de justice racontée dans l’histoire « Ursaff et ses larbins ».

Le premier contact avec ce huissier s’est déroulé un vendredi vers 16h30. En réalité, il ne s’agit pas d’un véritable contact humain. Cette précision est importante. Elle caractérise les méthodes sournoises de ce huissier.

Lâche exploit du huissier

Une voiture est arrêtée devant mon portail. Habituel du fait de la situation de mon domicile.

Une route étroite grossièrement goudronnée monte du village et aboutit devant chez moi. À partir de là, elle se transforme en chemin de terre défoncé mais carrossable. Il est surtout fréquenté par des promeneurs, des VTT et des cavaliers. Il n’y a plus aucune construction plus loin. Ma propriété est isolée et entourée de bois.

L’habitation proprement dite se trouve à 35 mètres du portail, à portée de voix. Sur les conseils de la gendarmerie, il n’y a pas de sonnette pour ne pas faciliter les cambriolages. Les personnes qui veulent me voir crient, sifflent ou klaxonnent. À part les lapins cela ne gêne per­sonne. Le premier voisin est à 250 mètres.

Que fait cette voiture devant le portail ? Il s’agit probablement encore d’un représentant en pis­cines, d’un vendeur de bananes de Provence ou de marteaux à bomber les vitres. Les témoins de Jého­vah vont généralement par paire et je ne vois qu’une seule per­sonne dans la voiture. Peut-être quelqu’un qui a été surpris par la fin du goudron, timoré d’aller plus loin.

Rien qui vaille que j’arrête mon travail. Ma présence à mon domicile est visible et manifeste. Des draps sèchent au vent sur la terrasse, les vo­lets sont ouverts, ma voiture stationne devant le garage visible du por­tail. Si la personne veut me parler, elle en a la possibilité.

Cela n’a pas l’air d’être le cas. Elle sort de son véhi­cule, introduit quelque chose dans la boite aux lettres, et repart.

Ils ont lancé la traque

Lorsque je vais chercher mon courrier, je trouve un imprimé intitulé « Avis de dépôt d’acte d’huissier à son étude ».

Le document est surchargé d’annotations manuscrites difficiles à déchiffrer.

Ce huissier écrit qu’il s’est rendu le 17/02 à l’adresse …
« Afin de vous signifier un COMMANDEMENT AUX FINS DE SAISIE VENTE ».

« En votre absence la copie de cet acte à été déposée … en notre étude SCP R’Beth … Cette copie doit être retirée dans le plus bref délai … ».

Dans la retranscription des deux extraits que vous venez de lire, j’ai respecté la casse et l’épaisseur des lettres. Faut-il y voir la volonté de mettre pression et angoisse sur le destinataire ?

Lecture terminée, je saute sur le téléphone et appelle cette étude R’Beth. Trop tard ! Les bureaux ferment à 17h00. Je suis bon pour passer le week-end avec le p’tit vélo qui tourne sans fin dans la tête. Elles sont longues les nuits hantées de questions sans réponses. De qui s’agit-il ? Quelle somme me réclame-t-on ? Et s’il s’agissait d’une erreur ? Qu’est-ce qui va m’arriver ?

Je me doute que cela provient de l’Urssaf de Gap. J’ai la chance de connaître un peu la profession d’huissier et les méthodes pas toujours correctes que certains utilisent. J’ai des relations dans la profession et elles sont outrées par les pratiques de certains de leurs confrères ou d’autres auxiliaires de justice comme des avocats. Comment font les gens qui n’ont pas cette chance ? Quel week-end infernal ils doivent passer ! C’est une honte de traiter sciemment les gens de la sorte !

Lundi matin je téléphone à 08h30, l’horaire indiqué sur le papier du huissier. Pas de réponse, sauf un répondeur « Bureaux ouverts à partir de 09h00 ». Du délire ! J’ai modifié mon emploi du temps pour pouvoir donner ce coup de fil dans de bonnes conditions. C’est raté. Par contre eux, ont déjà réussi à bien me pourrir la vie depuis vendredi 16h30. Et ce n’est qu’un début !

En ouvrant mon courrier le lundi soir, je découvre une enveloppe qui contient un « Commandement de payer aux fins de saisie vente ». C’est effectivement l’Urssaf de Gap qui les charge de me faire rendre gorge. Ce document est truffé de phrases chargées de menaces et d’intimidations. Évidemment, il n’y a aucune indication sur mes droits, les délais et les procédures pour me défendre. Le tout est rédigé dans un langage d’une autre époque, incompréhensible pour quelqu’un qui n’a pas des notions de droit. Procédé pervers et modes de relations ahurissants.

Sociopathie ? Vous avez dit sociopathie ? Déficit du « sens social ».

Ce courrier a été expédié le vendredi via La Poste, c’est à dire le jour même où l’huissier est venu déposer l’avis dans ma boite ! Pourquoi n’a-t-il pas en même temps déposé ce commandement ? Cela m’aurait évité ces 3 nuits empoisonnées de questions sans réponses. Pourquoi cette violence et cette malveillance ?

Mais, je dois faire du mauvais esprit ou être de mauvaise foi ? Il n’avait probablement pas assez de place dans sa trop « p’tite voiture blanche » ? Ou alors, Il a peut-être le cerveau aussi petit que sa voiture et il a oublié le courrier sur son bureau ? La scp R’Beth est-elle si mal organisée qu’ils ne sont pas capables de coordonner les activités du secrétariat et des coursiers ? 

Ou alors ce coursier a peur du contact ? Ou peut-être est-il trop benêt pour s’adapter à une situation inhabituelle. Peut-être est-il seulement capable de se faire ouvrir la porte des villas et des immeubles équipés d’interphone ? Erreur de casting chez R’Beth ? En tous cas, du délire et de la violence passive exercée – sciemment ? – sur moi.

Ou faut-il y voir une stratégie élaborée pour mettre la pression et l’angoisse sur le destinataire ?

Oui, je fais du mauvais esprit. Quoi que !

Toujours est-il que je fais opposition à la « contrainte de payer » du huissier. D’ailleurs aidé en cela par une de ses salariées, aujourd’hui en retraite. Elle est écœurée des façons d’agir de ses patrons. Mon opposition renvoie le huissier dans sa niche au moins jusqu’à l’audience du TASS de Marseille.

Rebelote

L’histoire reprend deux ans plus tard, c’est à dire après l’audience du Tass de Marseille et que le jugement ait été prononcé.

Les agents de l’Urssaf de Gap ont reçu le « jugement » du Tass par lequel le juge les autorise à lâcher de nouveau leur chien à mes trousses. Que ce jugement soit inique ne leur pose aucun problème. Je n’ai toujours aucun moyen de les avoir au téléphone puisque grâce à l’amélioration de leur accueil téléphonique, on ne peut plus se parler en direct.

Mon énergie est consacrée à me remettre sur pieds après le choc de ce jugement inique. Je dois trouver comment défendre mes droits malgré la lâcheté et la perversité du juge Jourdan. Comment tenter d’obtenir réparations et dédommagements pour les violences subies de son fait et celles du huissier subies à cause de lui.

Un vendredi après-midi

La p’tite voiture blanche reprend, devant mon portail le rôle de la timide qu’elle avait tenu deux ans plus tôt. À nouveau un vendredi après midi, juste avant le week-end et trop tard pour avoir des explications puisque les bureaux sont fermés. Stratégie ? Vous avez dit stratégie ?

Cette fois le papier qu’elle glisse dans ma boite ne ment pas : je suis vraiment absent. Et elle a fait des progrès la p’tite voiture blanche. Les horaires de bureaux ont été rectifiés sur son papier. Brave p’tite. Pour le reste rien de nouveau au chenil R’Beth. Menaces, violences.

Dès le lundi matin, je téléphone chez ce « huissier ». Je tombe sur une furie affublée de sottise et d’outrecuidance. À l’image de son maître ? La personne que je demande est absente, me dit-elle. Mes tentatives suivantes rencontrent d’autres comportements bizarres. Une brave employée m’enferme dans ses raideurs de pensée. Une autre, aigrie, me prête de mauvaises intentions. La plupart mentent. À chaque appel, je demande à être mis en relation avec Madame Terten. Il s’agit de la personne avec laquelle j’ai parlé lors de mon premier appel chez R’Beth, deux ans plus tôt. Une personne franche, correcte, loyale et de bons conseils. À chaque appel, on me balade. Madame Terten serait absente, occupée, en congé, au téléphone. Elle ne m’a jamais rappelé non plus. Lâcheté ?

Ces comportements hypocrites : encore des erreurs de casting chez R’Beth ? Ou faut-il y voir la patte du maître ? Je décide de le rencontrer pour m’en rendre compte et faire respecter mes droits. Je prends rendez-vous.

Rendez-vous édifiant

30 juin. Le maître est en retard. Il me fait attendre 25 minutes. C’est normal, il est le maître ! Enfin, c’est « normal » … dans le monde selon R’Beth et selon la standardiste qui manifestement le craint et lui mange dans la main.

Lorsque le sociopathe, nimbé de sa raideur et le regard chafouin sort finalement des coulisses, je prends la pleine mesure du danger qu’il représente. Il est habité par la haine des humains. Il va falloir que je sois extrêmement vigilant et que je me protège.

Le mieux serait bien entendu de fuir. Il n’y a rien à attendre de positif d’un personnage aussi mal en point, et armé d’un pouvoir de situation. Au contraire ! Ne jamais tourner le dos au danger. Le mieux est d’aller au contact.

Sans un mot, il déverrouille une porte protégée par un code et m’entraîne dans un tout petit local. On se croirait dans une réserve. Une affiche défraîchie, des cartons empilés contre un mur, deux chaises bon marché entourent une toute petite table. Elle est vide sauf une moitié occupée par un écran et un clavier d’ordinateur. Le maître s’assied et se met à pianoter, les yeux rivés à l’écran, mutique, méprisant. Je n’existe plus.

Je m’installe face à lui et pose mon dossier ouvert sur la partie vide de la table, qui du coup est totalement encombrée. D’où je suis assis, je ne vois pas l’écran. Quelques minutes passent dans le silence seulement ponctué par le cliquetis du clavier. Conforme à sa nature de pervers, il ne donne aucune information sur ses intentions, pas plus qu’à propos de ce qu’il fait. Cela me concerne pourtant au premier chef, la preuve m’en sera fournie quelques semaines plus tard. J’interviens :

  • Avez-vous lu le jugement ?

Sans quitter son écran des yeux, il me jette :

  • Je suis occupé à le lire.

Je sens qu’il ment. Je me lève et me penche au-dessus du bureau pour regarder son écran. Il tente de le dissimuler.

  • Ce n’est pas le jugement que vous lisez C’est ma lettre d’opposition à votre contrainte de février 2012. Avez-vous lu le jugement ? Je voudrais savoir ce que vous en pensez.

Il ne répond pas. Pas plus qu’il n’est gêné d’avoir été pris en flagrant délit de mensonge. Le sociopathe est frigide aux émotions, coupé de lui-même. Seules ses pulsions toxiques irrépressibles le maintiennent en action. Il ne s’intéresse aux autres que pour leur voler l’énergie dont il manque cruellement.

  • Où êtes-vous né ?

Ah, le pervers sort du bois. Il ouvre la bouche et grimace un sourire papelard parce qu’il a besoin de m’arracher une information. Elle n’a aucun rapport avec le jugement. Mais elle est indispensable pour qu’il puisse satisfaire sa pulsion d’extorsion. J’ai l’expérience de ce genre de ma­nipulateur.

Après un temps de réflexion, je lui indique mon lieu de naissance et je pousse le dédain qu’il mérite jusqu’à épeler ce nom flamand avant qu’il me le demande. Chacun sa petite dignité mal placée ! Il a absolument besoin de cette information pour pouvoir mettre la main sur mes biens. Compte bancaire, véhicules, maison, il n’a que ces trois possibilités puisque je n’ai pas de salaire qu’il puisse saisir. Je suis curieux de voir la suite de son comportement sour­nois. Je lui ai réservé une surprise. Il la découvrira quelques jours plus tard.

De l’air

15 minutes plus tard, je sors enfin à l’air libre. Pollution urbaine, mais loin des miasmes de R’Beth et de sa bauge, c’est l’essentiel. Je respire à nouveau la vie saine. Je sors de chez les malades des interactions sociales.

Dans les jours qui suivent ce 30 juin, je lui expédie, en recommandé avec accusé de réception, copie du courrier envoyé aux directeurs Urssaf de Gap et de Marseille. Il reprend, entre autre les grandes étapes de l’affaire et les raisons pour lesquelles le jugement du Tass est inique, et donc les poursuites à mon encontre injustifiées et illégales.

Des réactions ? Aucune ! Tout à fait prévisible et conforme à ses déficiences morales et sociales.

Intrusions et profanations

9 jours après ce rendez-vous. Je suis en peignoir au sortir de la douche. J’en avais bien besoin, couvert de poussière collée par la transpiration. Depuis 06h00, opération débroussailleuse de mon terrain en prévision du risque d’incendie. La chaleur devenue trop intense, j’ai arrêté de travailler. Il n’y a aucune urgence. Je reprendrai demain à la fraîche. À quoi ça sert de me faire du mal ? Il y a suffisamment de malades du sens social qui ne se privent pas pour m’en faire.

La pendule affiche 10h30. Je suis en conversation téléphonique. Une personne en détresse morale m’appelle à l’aide. Je suis concentré et « en contact vibratoire » avec elle. Percevoir, derrière son flot de paroles et ses silences, l’angoisse qu’elle ne peut pas exprimer et qui est la vraie raison de son appel. Mais elle-même ne le sait pas. Ce sont des phénomènes inconscients.

La communication passe entre nous par d’autres canaux que les mots, même par téléphone. Subtil, fragile et intense, ce lien demande une implication totale, une plongée en apnée où la concentration et le relâchement doivent être maximums, et par là-même la mise en danger de soi. Le fait que mon domicile soit géographiquement isolé est une condition sine quoi non pour que je puisse travailler de cette façon. À l’abri des fracas et des agressions psychiques extérieurs.

Sauf que, ce matin-là, cette sécurité vole en éclats. On frappe à la porte vitrée. L’intrus s’impatiente et finit par tambouriner d’énervement. Je n’ai pas refermé le volet métallique comme je le fais d’habitude quand je travaille.

Ils sont deux, un homme âgé et une jeune femme. Je suis en colère. J’ouvre la porte vitrée téléphone à l’oreille. L’homme se met à me parler sans tenir compte du fait que je suis en conversation au téléphone. Quelqu’un de « normal » attendrait que j’ai terminé, au lieu de m’agresser et de détruire le lien que j’ai avec mon interlocuteur. D’ailleurs de quel droit se sont-ils introduits chez moi ?

Je n’ai pas d’autre solution que d’interrompre la conversation téléphonique. Du fait de leur effraction par surprise, elle est déjà coupée en ce sens que le lien subtil avec mon interlocuteur a été fracassé. J’ai affaire à deux terroristes psychiques en plus d’être des profanateurs de propriété privée ! Qui sont ces deux « connards » ?

La p’tite voiture blanche : le retour

Des sbires du maître R’Beth, les exécuteurs des basses œuvres de ce malade social. Ils sont rentrés sur mon terrain en voiture, sans autorisation ni le moindre avertissement. Non seulement, ils violent la propriété privée mais ils ne s’arrêtent pas là. Ils s’introduisent ensuite dans l’intimité familiale. Ils pénètrent sous la terrasse couverte. Ils regardent à l’intérieur de la maison. Ils viennent frapper à la porte vitrée qui donne accès direc­tement aux lieux de vie. Ils s’introduisent dans la conversation et brisent le lien. Hallucinant de violences ! Effrayant de dangerosité !

La Sociopathie dans ce qu’elle a de plus répugnant et de plus terrifiant : la banalisation du mal. La marque de fabrique R’Beth.

Cette fois la p’tite voiture blanche a su me contacter. Elle a étrangement perdu sa timidité qui la faisait rester devant le portail sans signaler sa présence.

Mais était-ce bien de la timidité ? Il faudrait être naïf pour le croire. Surtout méconnaître la perversité des sociopathes comme R’Beth et sa clique. Leur « intelligence » pour exercer leurs violences fonctionne sans discernement ni culpabilité, et évidemment sans remords. Tous les huissiers ne sont pas aussi sournois, ni malsains.

CG sous séquestre

Pourquoi ont-ils pénétré chez moi ?

Vous vous souvenez : le 30 juin, j’avais réservé une surprise à leur maître. Je savais que la première chose sur laquelle cette race de charognards se rue pour les dépecer, ce sont les comptes bancaires. J’avais donc mis leur contenu à l’abri, sans les vider pour ne pas éveiller de soupçons. Je n’avais laissé que des miettes, insuffisantes pour lui. Il a été contraint de se rabattre sur mes véhicules.

Les saisir et les vendre demande du temps. Pour s’assurer qu’entre temps les véhicules ne soient pas vendus par leur propriétaire, il bloque les cartes grises auprès de la préfecture. De ce fait, si le propriétaire met les voitures en vente pour qu’elles échappent à la saisie, l’acheteur éventuel ne peut pas enregistrer le véhicule à son nom. La vente devient caduque. Le véhicule reste à disposition du huissier pour s’en emparer et le vendre aux enchères publiques.

La mise sous séquestre des cartes grises s’effectue par internet. L’huissier a un délai légal pour avertir le propriétaire et lui faire signer le document qui atteste qu’il l’a informé de la mise sous séquestre. Voilà pourquoi les deux sbires ont pénétré par effraction dans ma vie ce matin. Par effet domino, ils ont aussi pénétré dans la vie de mon interlocuteur téléphonique, qui n’a vraiment pas besoin de cette violence en plus de ses problèmes personnels.

Malgré leur violence, je les ai invités à entrer et à s’asseoir. Ils ont refusé. Ils veulent me faire signer pour le séquestre de 3 véhicules qui selon la préfecture m’appartiendraient. Mais c’est faux. Deux des voitures ne m’appartiennent plus depuis longtemps. L’une a été vendu le 04 avril 1996 et l’autre le 30 septembre 2002. Soit 18 et 12 ans auparavant !

J’ai tout de suite vu l’erreur. J’ai les deux certificats de « cession d’un véhicule » signés à l’époque par les acheteurs. Ils sont parfaitement rangés, et il ne me fau­drait que deux minutes pour les leur montrer.

Ils refusent « nous n’avons pas le temps ». En réalité, ils ont l’arrogance des larbins et l’impuissance des exécutants. Des handicapés du sens social !

Dans les jours qui suivent, courrier recommandé à leur maître, explications et copies des certificats de cession. J’attends encore sa réaction. Vous vous en doutez, il n’y en a jamais eu !

À moi d’agir !

Deuxième rendez-vous

Impossible d’avoir le maître au téléphone. Les secrétaires sont désolées : « il est absent ». À chacune de mes tentatives, elles sont « désolées » mais elles ne peuvent pas me le passer : « il est en rendez-vous ». Autre tentative : « je suis désolée, il vient juste de partir ». J’ai vaguement l’impression d’être persona non grata.

  • Et bien, donnez-moi un rendez-vous.
  • Ce ne sera pas avant 3 semaines.
  • Et bien, allons-y pour dans 3 semaines.
  • Vous voulez le voir pourquoi ?
  • Ça suffit, Madame. J’ai besoin de le voir. Il sait parfaitement pourquoi je veux le voir. Vous n’avez qu’à regarder dans le dossier si ça vous intéresse.

Le rendez-vous est fixé à 5 jours calendaires, et non pas 3 semaines comme elle me l’annonçait. Un mensonge de plus, l’habitude de la maison.

Le jour dit, je me présente à l’accueil. Au bout de 35 minutes toujours pas d’apparition du maître. Il est vrai que, comme d’habitude, je suis arrivé avec 10 minutes d’avance. Il n’y a personne dans le minable box qui sert de salle d’attente. Il est séparé par un comptoir d’un bureau open-space dans lequel travaillent plusieurs employées. Je m’adresse à celle qui est la plus proche. Elle a l’air de faire fonction de standard téléphonique, et de gérer l’accueil des visiteurs.

  • Monsieur R’Beth a pris du retard dans ses rendez-vous ?
  • Non, il est au téléphone, me répond-t-elle en regardant sa console téléphonique.
  • Il sait qu’il a rendez-vous ?
  • Dès que vous êtes arrivé, je l’ai prévenu.
  • Merci. Il n’avait personne avant moi ?
  • … (silence gêné).

Quelques instants plus tard, je vois R’Beth arriver à l’autre bout du local un dossier en main. Il s’adresse à une secrétaire. Il sort des feuillets qu’il examine avec elle. Il repart.

Et au bout de 10 minutes supplémentaires le maître fait enfin son apparition dans le box. Je le force sciemment à me serrer la main.

  • Bonjour Maître. Vous êtes très sollicité.
  • Ce n’est pas de ma faute si les gens arrivent en retard.

Un mensonge de plus, encore un. Il n’y avait personne avant moi. Il était au téléphone, ensuite avec une des secrétaires.

Sans qu’il le voit, je salue la secrétaire d’un sourire en haussant les sourcils. Elle hausse les sourcils en réponse, sourire en coin. Nous nous sommes compris. La triste vie de salariée chez un tel employeur malsain.

Dans le sinistre réduit toujours encombré de cartons, R’Beth s’assied au même petit bureau. Il essaye de me forcer à m’asseoir. Je reste debout et lui tend les deux certificats « cession d’un véhicule » :

  • Voici les deux certificats de vente qui prouvent que deux des trois véhicules que vous avez mis sous séquestre ne m’appartiennent plus. Je n’ai pas à payer quoi que ce soit pour cet acte.

Sans même les regarder, ni me regarder, R’Beth rétorque :

  • Je travaille avec les informations de la préfecture.
  • Vous avez mis ces véhicules sous séquestre le 30 juin, alors même que j’étais assis en face de vous à cette table. Il suffisait de m’en avertir et j’aurais pu rétablir tout de suite la vérité. La préfecture peut se tromper, comme les juges d’ailleurs. Toujours sans me regarder, il vomit :
  • Ce sont les instructions de l’Urssaf.
  • Le fait d’être mandataire de l’Urssaf ne vous empêchait pas de me prévenir au lieu de le faire devant moi en vous cachant.
  • (silence, les yeux toujours rivés à son écran)
  • Vous est-il possible d’appeler le directeur de l’Urssaf de Gap pour faire appel à sa conscience morale ? En tant que mandataire vous en avez la légitimité. Ce di­recteur a l’autorité suffisante pour réparer l’injustice qui m’est faite par l’Urssaf et le Tass.

Sa réaction imbécile a été de cracher :

  • Je n’ai pas à rece­voir d’instruction de vous !
  • Je ne vous donne pas d’instruction. Je cherche à … Il me coupe la parole avec une violence et un mépris inouïs :
  • Assez perdu de temps ! Vous avez déjà perdu une semaine depuis le rendez-vous du 30 juin. Je vous avais dit d’aller à Gap pour demander des délais.
  • Je n’ai pas entendu la même chose que vous. Vous savez que c’est inutile. Gap est à 160 kilomètres, 320 aller-retour et je ne suis absolument pas sûr de voir quelqu’un qui ait un pouvoir de décision. C’est vous leur mandataire avec qui négocier des délais. Je propose de payer d’ici le 15 octobre.
  • C’est trop long !
  • Alors quand ?
  • Je vous donne 10 jours. Vous avez déjà laissé passer deux ans.
  • Votre mauvaise foi est effrayante. Vous savez très bien que je n’y suis pour rien. Ce sont les délais du Tass.
  • Vous avez quand même gagné deux ans !

Je suis tellement abasourdi par son indigence intellectuelle que je n’ai pas le réflexe de rétablir la vérité, de le ramener dans la réalité. Ce sont deux ans de plus effectivement, mais durant lesquels ma vie a été salie et polluée par l’Urssaf et ses complices, dont il fait partie. J’en oublie aussi de remettre sur le tapis l’illégalité du jugement derrière lequel il se cache pour se vautrer dans des délires. Ce personnage est grotesque et pitoyable.

  • Heureusement que le monopole de l’Urssaf est tombé et qu’il est désormais possible de payer ses charges sociales ailleurs qu’à cette organisation délirante.

Son arrogance glaciale crache une stupidité menaçante de plus. À croire qu’il n’a que ça en magasin :

  • Ne jouez pas à ça !

Je suis atterré par son imbécillité. Cela dépasse l’entendement. Il nie la loi et la réalité. Un signe symptomatique de plus de son lourd handicap du sens social. En plus d’être un fantoche, ce type est gravement perturbé. Comment est-il possible que l’État lui délègue une mission de service public ? Cette pathologie est terrifiante, extrêmement sournoise et très contagieuse. Heureusement il y a des solutions pour s’en sortir, et pouvoir ensuite y échapper et s’en préserver.

Retour à l’Urssaf Gap

Pour se guérir, il faut impérativement comprendre et accepter l’évidence : aucune solution ne peut venir du malade, surtout aussi atteint et « protégé » par le système que l’est un individu détraqué du « sens social » comme l’est ce huissier R’Beth.

C’est pour cela que de retour chez moi, je téléphone à l’Urssaf de Gap.

Après les civilités d’usage entre gens dotés d’un sens social en bon état, une conversation constructive s’installe avec la personne du service juridique :

  • Excusez-moi, Mademoiselle, je suis énervé mais ce n’est pas contre vous. Je sors de chez le huissier et il me dit que vous lui avez donné instruction de saisir mes véhicules.
  • Nous n’avons pas l’habitude de travailler avec lui. Ce ne sont pas nos pratiques habituelles.

Au cours de la conversation, j’apprends qu’il est possible d’avoir entre 3 et 6 mois de délai. On est loin des 10 jours qu’a essayé de m’imposer R’Beth.

Je perçois aussi que mon interlocutrice est consciente que le jugement rendu par le Tass de Marseille constitue un déni de justice ignoble. Mais que peut-elle faire si sa hiérarchie nie les évidences ! Elle se mettrait en danger et n’a peut-être pas les moyens d’aller travailler ailleurs, là où les relations sont moins polluées.

Nous nous mettons d’accord sur la manière de boucler mon dossier et sur le contenu du courrier que je lui ferai parvenir pour acter nos décisions et notre accord.

Quel plaisir de pouvoir régler en douceur une situation de violences grâce à de la bienveillance et du respect réciproques. Par son emploi et au quotidien, cette personne est aussi, mais bien plus que moi, victime de la sociopathie de l’encadrement de l’Urssaf.

Cette affaire terminée, je m’organiserai pour ne plus avoir le moindre contact avec l’Urssaf. Je ne veux plus, non plus, avoir le moindre contact, quel qu’il soit avec ce sinistre R’Beth et ses acolytes. En plus d’être pervers, ils sont bêtes. Peine perdue de parler avec eux.

Les pénalités ont été annulées et nous convenons que j’enverrai mon chèque directement à l’Urssaf. Ce serait un comble dans l’abjecte, que ce huissier véreux s’enrichisse en faisant travailler, pour son compte, l’argent de l’Urssaf.

Des preuves de plus de la maladie de R’Beth

16 jours après le deuxième rendez-vous avec R’Beth, je reçois une facture de 469,61 €uros. Le prix que je dois payer pour les erreurs et la mauvaise foi de l’Urssaf !

Je suis obligé de téléphoner au secrétariat pour me faire traduire des termes abscons comme « requête Ficoba le 23 mai ». En langage compréhensible cela veut dire qu’il a recherché mes comptes bancaires, pour les saisir évidemment. Cette recherche m’est facturée 73,92 €uros. En pure perte puisque la surprise que je lui avais réservée a parfaitement fonctionné. Il n’a rien pu prendre sur les comptes. Petit plaisir rétrospectif facile ! Et excellente protection dictée par mon intuition. Sans cela, la remise des pénalités de retard abjectes et délirantes n’aurait jamais pu avoir lieu.

Les autres postes de la facture concernent la mise sous séquestre des voitures, même les deux qui ne m’appartiennent plus depuis très longtemps. La facture confirme que mon intuition était la bonne. C’est bien lorsque j’étais assis en face de lui le 30 juin, qu’il a bloqué les cartes grises par internet. Pas un mot, pas une information, pas un avertissement, pas une question, pas une vérification.Il a seulement desserrer les dents pour connaître mon lieu de naissance.

De la sociopathie pur jus pour cet homme dégénéré sur le plan moral et lourdement handicapé du sens social. Son intelligence se limite à appliquer des procédures et des techniques basées sur des manipulations qui s’apparentent à de la torture morale, les mêmes depuis des siècles. Pour le reste, la sociopathie dont il est atteint le maintient dans l’obscurantisme moral.

Le prix qu’il paye par une vie personnelle en quenouille ne l’incite pas à prendre conscience de sa déficience, pas plus que ses problèmes digestifs probablement liés à son addiction.

Et ce ne sont pas ses « frangins » de la loge maçonnique à laquelle il appartient qui vont l’aider à sortir de ses macabres illusions à propos de lui-même. Le fonctionnement actuel de la franc-maçonnerie n’est plus à même d’apprendre aux frères à construire leur humanité d’équerre et d’aplomb. Comme dans la vie profane, la dictature de « la paix et l’harmonie sur nos travaux » interdit de parler de la réalité, notamment les déviances morales comme celles dont il est affublé.

Heureusement, tous les huissiers ne sont pas comme lui !

Malheureusement, quand un juge « taré » se couche devant une institution « déficiente », l’huissier choisi est du même acabit. Et là, on ne choisit pas. C’est donc bien l’institution dont il faut s’éloigner. La loi européenne nous y encourage, même si l’administration, au lieu de s’interroger et remédier à ses propres dysfonctionnements, n’est capable que de menacer et détruire les personnes qui ont le courage d’entreprendre et d’être libres.

Dans ce type d’organisations, il y a un gouffre quasi impossible à franchir entre introjection et introspection.